jeudi 17 mai 2012

Guyane : ma ville natale


Guyane, Cayenne : ville au bord de la place des Palmistes
Maison type à Cayenne

La vie à Cayenne

Il fait chaud, très chaud, trop ! Je crois que mes premiers sentiments furent ceux-la. Nous sommes en France et pourtant si loin. A Cayenne, la vie est rythmée de manière à éviter les vagues de chaleurs. La population se lève tôt, fait la sieste entre 13h et 16 h, puis reprend le travail jusqu’à 19 h. Le soleil cogne de 10h30 à 16h30. Il faut donc placer tout ce dont on a besoin avant et après. Il m’est arrivé de sortir entre ces horaires. Une fois, je me suis retrouvé à faire mon footing sous cette chape de feu. Quelle ne fut pas mon erreur, 30 mn plus tard je défaillais sous la pression des UV, de la chaleur, de la peau qui me brûlait. Je n’ai jamais fait de vrai malaise, cette fois-ci je pense l’avoir évité de peu. Je n’ai jamais retenté l’expérience !

Venue la nuit la Cayenne danse

La journée, la ville est faiblement active. Il y a peu de monde dans les rues. C’est la bonne période pour faire des achats. En semaine, l’ambiance reste à peu près la même, mais venu le week-end, les rues se remplissent, les bars jouent de la musique et la population s’amuse. J’adore sortir dans Cayenne. Je trouve que de jour comme de nuit, l’expérience est dépaysante. Le jour, plane une vague ambiance de pays latino-Américain, de far west. La nuit, il y a le parfum créole, l’ambiance brésilienne. Les jeunes sortent leurs voitures « sur boostées » et font des démos de sons. Les femmes se dévêtissent au possible. Un peu trop parfois ! La nuit tout semble possible. J’ai le sentiment qu’il n’y a pas de limite. Attention, ce n’est qu’un leur ! Il ne faut pas se méprendre, les locaux n’aiment pas les embrouilles et sont plutôt du genre expéditif pour régler les problèmes. 

Arbre ornementale de Guyane : le palmier
Coeur de palmier ;-)

Il y a beaucoup de rumeurs sur la Guyane, sur Cayenne, certains disent que l’insécurité est démesurée. Je pense qu’il y a une part de vrai. Néanmoins, j’ai rencontré pas mal de jeunes, de fille qui vivent depuis longtemps au pays, et qui ne se plaignent de rien. Alors, je m’interroge, car moi-même je n’ai pas fait le fruit d’agressions. Ce que je peux dire sur ce sujet est qu’il est bon de s’informer sur les places les plus virulentes, et surtout d'avoir du bon sens. Comme dans tout pays, lieu ou ville où la misère existe, il y a certaines règles. Il faut agir avec discernement et discrétion.

Djim...